ITIRJI - De l’importance du timbre dans l’interprétation du répertoire en JI
Projet porté par Claudia Fritz (Institut d’Alembert) et Émilie Girard-Charest (IReMus)
Résumé du projet
Depuis plus d’un demi-siècle, les recherches menées en acoustique musicale (en particulier Emile Leipp et Michèle Castellengo) et en psychoacoustique (Stephen McAdams) ont eu un fort impact sur la composition musicale (notamment chez les compositeur·ices du courant spectral). Or, qu’en est-il de l’interprétation ? Comment les instrumentistes peuvent-iels s’emparer de ces connaissances afin de mieux comprendre leur propre medium ?
Dans le cadre de ce projet de recherche-création, nous souhaitons approfondir la question de l’étroite relation qu’entretiennent hauteur sonore et timbre, dans le cas particulier du répertoire en « Just Intonation » (JI) pour violoncelle. En croisant des connaissances (empiriques et théoriques, basées sur la partition) avec des analyses acoustiques menées en laboratoire, nous chercherons à développer des savoirs musicaux permettant aux violoncellistes d’avoir une prise plus concrète, une compréhension plus scientifique de leur propre jeu, ce qui contribuera à faciliter l’apprentissage de ces répertoires qui nécessitent d’aborder conjointement timbre et intonation.
Nous nous intéresserons, d’une part, à l’impact des modes de jeu de l’archet (vitesse et position) sur la perception de la justesse dans ce répertoire spécifique et, d’autre part, aux constantes dans les choix de modes de jeu qu’induisent chez le violoncelliste différents intervalles en JI. Nous nous concentrerons ainsi sur ce qui relève de la perception à la fois du point de vue de l’interprète et de l’auditeur.