Mathilde CALLAC

 

Mathilde CALLAC
  • Quel a été ton parcours avant le Collegium Musicæ ?

Après ma licence en Musique et Musicologie à la Hochschule für Musik de Detmold (Haute école de Musique)  - avec comme dominante le violon et la pratique du musicien d’orchestre -  j’ai effectué des remplacements à l’Opéra de Toulon, avant d’intégrer, un Master de musicologie de la création et de l’a performance à l’Université de Bourgogne.  Je suis aussi violoniste. Mon instrument est un violon Salomon de 1757 que je joue avec un archet signé Chardon. 

  • Pourquoi avoir choisi de faire la recherche pluridisciplinaire au Collegium Musicæ ?

Dès lors qu’une discipline a besoin d’autres disciplines pour permettre de nouvelles explorations, il me semble primordial de considérer la recherche pluridisciplinaire comme une solution pérenne pour mener à bien un travail en profondeur et en authenticité. Quand j’ai postulé, je savais que le Collegium Musicæ offrait la possibilité de mettre en avant un travail de recherche pluridisciplinaire, à mon sens indispensable pour traiter le sujet de ma thèse. Je crois également qu’il ne s’agit pas là d’une disposition d’esprit à l’égard d’une nouvelle manière d’interpréter la musicologie, mais d’une recherche plus globale autour d’une discipline qui ne peut pas vivre sans les autres : histoire, ethnologie, psychoacoustique, etc. Permettre cette recherche pluridisciplinaire comme le propose le Collegium augmente les possibilités de compréhension d’un domaine, et donc son respect et son développement.

  • Peux-tu présenter tes travaux de recherche au Collegium Musicæ ?

Mes recherches tendent à répondre à deux questions : comment transmettre la recherche scientifique aux musiciens experts afin qu’ils puissent intégrer ces résultats dans leurs travaux quotidiens ? Et, comment faciliter l'apprentissage d’un nouveau répertoire demandant une exploration auditive différente à ces mêmes musiciens ? Je m'intéresse dans les deux cas principalement à la musique dite “spectrale”  (une sorte de “dé-composition” du son, jusqu’à l’infiniment petit, aux frontières de la perception).

Mon objectif est d’étudier la conception d’un outil numérique, d’une application, permettant aux musiciens experts, mais non-spécialisés dans la musique spectrale, de mémoriser assez d’éléments spécifiques d'œuvres de ce répertoire afin qu’ils puissent le jouer lors de leurs performances.